Le BRF: un produit et une méthode innovante pour l'agriculture et le jardinage
Le projet Bois Raméal Fragmenté (BRF) a pour but la valorisation des déchets verts issus de la coupe d’arbustes, de haies, la taille d’arbres fruitiers dans les jardins de particuliers, les espaces verts communaux, les champs agricoles.
En effet un certain nombre de ces déchets verts broyés constituent une ressource locale précieuse et peuvent directement utilisés afin, entre autres, d’aggrader les sols, améliorer leur fertilité et réduire l’évaporation de l’eau
Cette ressource n’est malheureusement pas utilisée de façon optimale à l’heure actuelle faute de connaissances suffisantes des différents acteurs en la matière et faute de connections entre les prestataires locaux concernés : de l’élagueur professionnel à l’agriculteur, aux services des espaces verts des mairies ou jardiniers-amateurs en passant par les paysagistes et pépiniéristes.
Le projet BRF va donc mettre l’accent sur ces deux aspects:
1 / Développement des connaissances
L’idée est, par le biais d’une palette d’actions, de faire prendre conscience aux jardiniers-amateurs, aux communes ainsi qu’aux agriculteurs de la nécessité:
> d’arrêter de brûler les végétaux verts issus de taille
Ces feux génèrent en effet des polluants nombreux (benzène, dioxines, métaux) et des particules cancérigènes entre autres. Ces branchages pourraient pourtant prendre toute leur valeur en tant qu’amendement au sol une fois broyée.
Certaines communes (exemple: Biviers, Saint-Ismier, Montbonnot dans la vallée du Grésivaudan) offrent la possibilité de louer les services d’un agent du Syndicat Intercommunal qui se déplace à domicile avec un broyeur pour un prix modique (10 euros/heure)
> réduire la production de certains déchets verts
Ceci est vrai, en particulier, concernant les déchets issus de résineux et de lauriers. En effet, une fois broyés, les feuilles et branchages de lauriers ainsi que les résineux ne peuvent être utilisés au jardin en raison de leur toxicité pour le sol. Les branches de résineux et lauriers sont également "mal cotés" en bois de chauffe car il provoque plus facilement la formation de "goudrons" dans le corps de chauffe et le conduit d'évacuation des gaz.
En résumé, la seule solution est de limiter les plantations de tels végétaux et préférer d’autres espèces, de placer ce type de broyat au pied des arbustes même dont proviennent les branches. Ces déchets pourront en dernier recours être brûlés à très haute température dans des incinérateurs.
> réutiliser le broyat produit localement par les services ‘Espaces Verts’ des municipalités comme mulch/paillage
Certaines alternatives peuvent assurer un broyat de meilleur qualité, limiter les débordements sur la chaussée etc...tout ceci afin que BRF rîme également avec 'esthétique'.
> utiliser le BRF comme amendement au sol en matière d’agriculture
Etudier les interactions entre le sol, le BRF et le climat, étudier sur quelle culture le BRF est le plus approprié, en quel quantité etc.
2 / Création d’une chaîne de prestataires locaux
> Amélioration de la qualité du BRF à travers la chaine de prestataires: mise en place d’un système de ‘récompense’ pour les prestataires produisant du BRF de bonne qualité, mise en place d’un label garantissant la bonne qualité du BRF.
> Etude des mécanismes de fixation des prix afin de déterminer à partir de quel prix le BRF devient plus compétitif comparé à des formes d’amendement du sol comparable.
> Amélioration de la communication et facilitation quant à la coopération entre les prestataires de la chaîne : amélioration des conditions de livraison et de stockage, d’accessibilité et de capacité.
Les résultats escomptés sont:
- Une hausse de l’utilisation du BRF tout au long de la chaîne de prestataires locaux : de 50m3 en un an.
- L’information de tous les groupes cibles quant aux possibilités de produire et utiliser le BRF à bon escient.
Références
http://www.lesjardinsdebrf.com/
http://fr.groups.yahoo.com/group/brf/
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